HISTOIRE DE LA MISSION FRANCAISE
Outre la France proprement dite, la Mission française comprit les régions francophones de Suisse et de Belgique sous la présidence d’Edgar Brossard ( 1912 ) à la tête de quinze missionnaires. C’est à cette époque que le Livre
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de Mormon fut réédité et que l’on publia une part des Doctrine & Alliances. Malgré tous ces efforts, on ne recensa que quinze convertis.
En 1913, président Brossard fut remplacé par président Benjamin Howells. Hélas, la guerre était proche : le 6 août 1914, les missionnaires travaillant en Belgique furent invités à rentrer aux U.S.A. Le lendemain, Liège fut prise sous les bombardements de l’armée du Kaiser Guillaume d’Allemagne. Douze jours plus tard, ce fut au tour des missionnaires travaillant en France de plier bagage. Quelques mois plus tard, ce sera au tour des missionnaires résidant en Suisse à faire de même.
Ce n’est qu’en 1923 que la mission fut officiellement réorganisée à Seraing et à Liège. Le travail avança plus vite en Belgique et en Suisse qu’en France. Les réunions publiques attirèrent jusqu’à 650 personnes en Suisse, alors qu’à Grenoble une réunion semblable ne réussit qu’à en attirer que 6 !
En 1928, le nouveau président de Mission fut frère Rulon Christensen. On recommença la publication de « L’Etoile », on traduisit et publia « Les Articles de Foi » de l’apôtre Talmage. Mais en dépit du tout cela, les résultats obtenus furent faibles. Parmi les 47 baptêmes enregistrés cette année-là, on dénombrait 20 citoyens américains, 20 suisses, 1 allemand, 2 hollandais et 4 Français !
A cette époque, le siège de l’Eglise pour les régions d’expression française, fut fixé à Genève, en Suisse, au 55 de la route du Chêne. En plus des villes déjà ouvertes au champ missionnaire, président Christensen va, avec ses 55 missionnaires, ouvrir les villes de Blois, La Rochelle, Lille, Bordeaux, Angoulême, Périgueux et Limoges. En même temps, le travail continue en Belgique et en Suisse. Nous sommes en 1930.
En 1933, frère Daniel Lang prend la suite de la présidence de la Mission. Il doit faire face à la « Grande dépression économique » et vit le nombre de ses missionnaire réduit à 14 pour l’ensemble du champ de mission… Son successeur, Octave Ursenbach, transféra le siège de la mission à Liège. La raison en est bien simple, 80 % des convertis sont des Belges !
En 1938, moment où l’Europe commença à sentir les menaces qui amèneront la Deuxième Guerre Mondiale, frère Joseph Evans prit ses fonctions de président de la Mission. En 1939, la branche de Seraing comptait 165 membres et était ainsi l’unité la plus importante de la mission française. En juin 1939, celle-ci fut à nouveau fermée et tous les missionnaires rapatriés. Il ne resta que les membres autochtones pour gérer les affaires de l’Eglise en cette période troublée. Ils firent de leur mieux, certains eurent une conduite héroïque. De 1940 à 1945, le district belge continua de fonctionner sous la présidence de Joseph Devignez et les branches de Seraing, Herstal et Bruxelles restèrent ouvertes.
A la fin de la guerre, le 10 mai 1946, président James Baker, arriva à Paris pour rouvrir la Mission. Il s’y installa au 8 de la place Malesherbe. A la fin de cette année, on dénombrait : 70 membres en France, 282 en Suisse et 400 en Belgique. Fin 1947, président Baker décida de transférer le siège de la mission à Genève. En 1950, c’est autour de frère Golden Woolf vint présider la mission et, en raison de la guerre de Corée, le nombre de missionnaires se vit à nouveau réduit ; des 141 missionnaires de 1951, il n’en reste que 95 en 1952.
En 1952, l’Eglise acheta un hôtel particulier au 3 de la rue Lota à Paris, dans le XVIe arrondissement. Ce sera pendant de nombreuses années le siège de la Mission française
En 1953, arriva président Harold W. Lee. Celui-ci dut faire face à de nombreux problèmes administratifs, particulièrement en ce qui concernait les visas et les permis de séjour des missionnaires. Il fut remplacé en 1958 par frère Milton Christensen. C’est sous la présidence de ce dernier que les ouvrages canoniques de l’Eglise purent être enfin entièrement traduits. Pour la toute première fois, les membres d’expression française eurent à leur disposition, outre le Livre de Mormon, les Doctrine & Alliances ( en entier ) et la Perle de Grand Prix.
En août 1953, se déroula un événement d’une importance capitale : le Président de l’Eglise, le prophète David O’ McKay, dédia le site du futur Temple de Zollikofen, près de Berne, en Suisse. L’Europe allait avoir enfin un temple. Ce Temple sera achevé et dédicacé par le prophète le 11 septembre 1955. Les cérémonies se déroulèrent dans toutes les langues afin de bien marquer à toutes les missions européennes l’importance capitale de l’œuvre du Temple. Le président McKay déclara à cette occasion :
« Que l’œuvre du Seigneur va aller de l’avant en Europe et que chacun va entendre le message du Sauveur ». Ce premier temple en Europe fut d’une importance essentielle pour les missions : enfin, toutes les ordonnances pouvaient être désormais accomplies par les membres, pour eux-mêmes et pour leurs ancêtres.
En 1959, Edgar Brossard redevient Président de la Mission. Il avait déjà fait un séjour d’un an à sa tête en 1912. Il sera le dernier à présider simultanément sur les trois régions de la langue française. En 1960, le chiffre record de 982 baptêmes fut atteint ! La Mission fut alors divisée : une mission belge à Bruxelles, une mission Suisse à Genève et une mission française à Paris. Plus tard, il y eut la mission française de Toulouse, mais celle-ci devait être fermée en 1983.
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